Menu

Rencontre Lettres Frontière

11 février 2014 - Animation, Rencontre littéraire

©HermanceTriaySAMEDI 22 FEVRIER  à 10h30
à la Bibliothèque de Gaillard
Entrée gratuite

A l’occasion de son 20ème anniversaire, en novembre 2013, Lettres frontière (qui oeuvre pour la promotion de la littérature en Suisse Romande et en Rhône-Alpes) attribuait son prix littéraire, lors de la manifestation l’Usage des mots, à Thonon, aux écrivains Jean-François Haas et Frank Pavloff.

Chaque année, Lettres frontière coordonne des circuits de rencontre avec les auteurs des ouvrages qui constituent la Sélection annuelle. La Bibliothèque de Gaillard, adhérente à l’association Lettres Frontière, a eden16522epubdemandé à recevoir le lauréat côté Suisse romande, Jean-François Haas (photo Hermance Triay) pour «Le chemin sauvage», édition Le Seuil, 2012, collection Cadre rouge.

Aurélie Masson, ex-stagiaire à la bibliothèque et étudiante à la Haute école de gestion de Genève pour devenir bibliothécaire, animera cette rencontre littéraire avec le fribourgeois dont c’est le troisième roman.

Années 60, un petit village suisse. Le narrateur a onze ans. Il se raccroche à l’enfance en se faisant des amis avec qui il joue à la guerre. Mais outre le fantôme de son grand frére qui l’accompagne partout, il voit souffrir Myriam, sa camarade de classe. La fillette vient de l’orphelinat, et est placée dans une ferme où on la fait travailler dur, et où elle est en danger d’abus sexuels. Lorsqu’elle disparaît, le jeune narrateur raconte tout ce qu’elle lui disait à la police.

Le roman est bâti sur un fait divers probablement inventé, avec pour moteur l’identification du meurtrier de Myriam qui donne à l’ensemble un parfum de roman policier.
Mais cette disparition tragique s’avère au fil des pages n’être qu’un prétexte pour décrire le milieu rural suisse de l’après-guerre, avec ses conservatismes, ses relations confites dans la peur, la rancœur et la pauvreté.

Le projet de l’auteur donne une vraie leçon de respect, de solidarité et de résistance. Humaniste, il pointe de sa plume, au style fluide et jalonné de descriptions teintées de poésie, le racisme, l’intolérance et la peur de l’autre, de la différence. Il y dénonce la détresse des pauvres et de toute la palette des exclus : prostituées, orphelins, homosexuels, idiots et étrangers.

Un roman sensible et engagé sur une réalité historique à découvrir.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Share This